Sharka : la surveillance débute le 16 février
Virus transmis par les pucerons aux arbres du genre prunus (abricotiers, pêchers et pruniers), la sharka fait partie des organismes nuisibles et à ce titre réglementé par arrêté ministériel et préfectoral (AM du 17 mars 2011 et AP n°2014170-0005). Les symptômes de la maladie sont visibles sur rameaux (pêchers seulement), fleurs (pêchers de type rosacés seulement), feuilles et fruits. Les conséquences de la présence de la maladie sont à long terme une diminution de la quantité et de la qualité des fruits récoltés. « La seule méthode de lutte reste la coupe, la dévitalisation, puis l'arrachage par les professionnels des arbres contaminés suite au passage du personnel FDGdon*, expliquent les représentants de cette fédération. Dans certains cas (taux de contamination supérieur à 5 %), il est procédé à l'arrachage de parcelles entières, conformément à l'arrêté préfectoral cité précédemment. »
Des contaminations en forte baisse

Selon la FDGdon, 2014 a été la première année avec aussi peu de contaminations. Depuis 2009, la baisse du nombre d'arbres contaminés par la sharka est de l'ordre de 56 %, « ce qui tend à démontrer que l'objectif initial de maintien du verger de prunus, accompagné d'une baisse de la présence de la maladie, se concrétise », indique la fédération. Depuis 2012 est menée une surveillance sur rameaux de pêchers durant l'hiver. L'intérêt sanitaire de cette opération n'est plus à démontrer, explique la FDGdon, puisque de nombreux pêchers contaminés par la sharka sont décelés puis coupés avant le vol des pucerons, principal vecteur de la maladie. Cette surveillance sur rameaux de pêchers débutera le 16 février. Elle durera jusqu'au 3 avril.
Grâce aux efforts des arboriculteurs, il est aujourd'hui possible de replanter des vergers de pêchers. Ce contexte sanitaire favorable a d'ailleurs incité, depuis deux à trois ans, plusieurs exploitants à replanter. « Le remplacement des pêchers par des abricotiers reste cependant encore très marqué, constate la FDGdon, mais cela est principalement dû à un contexte économique délicat (concurrence exacerbée des pêches espagnoles notamment). »
(*) FDGdon : fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles.
