Tech&Bio, « un salon de solutions »
Sous la pluie, mais avec enthousiasme, la 10ᵉ édition de Tech&Bio rassemble au lycée agricole du Valentin des milliers de visiteurs et des centaines d'exposants.
Sous la pluie, Jean-Pierre Royannez, président de la chambre d'agriculture de la Drôme, a donné le coup d’envoi de la 10ᵉ édition du salon international Tech&Bio, mercredi 24 septembre au lycée agricole du Valentin, à Bourg-lès-Valence. Organisé tous les deux ans par la Chambre d’agriculture de la Drôme, Tech&Bio s’est imposé comme une référence en matière de diffusion des pratiques innovantes et durables auprès des professionnels agricoles.
L’inauguration s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles, la nouvelle préfète de la Drôme, la présidente du Département, le vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le vice-président de Valence Romans Agglo, le proviseur du lycée Le Valentin, la maire de Bourg-lès-Valence, le président de Chambre d'agriculture France… Tous ont salué l’importance de ce rendez-vous agricole, qui a attiré une nouvelle fois encore plusieurs milliers de visiteurs et de professionnels venus de toute la France et de l’étranger.
Accompagner la transition agricole
Dans leurs interventions respectives, tous ont souligné l'intérêt de Tech&Bio. Sébastien Windsor, président de Chambre d'agriculture France, a mis en avant l'accompagnement des agriculteurs bio depuis plus de vingt ans. « Les innovations en bio servent aussi les agriculteurs conventionnels, a-t-il dit. Faire redémarrer la consommation de produits bio est un sujet de communication doit on doit tous s'emparer. La façon la plus logique de faire avancer l'agriculture biologique, c'est d'en acheter et de consommer ».
Les représentants des collectivités ont évoqué le rôle central du salon pour accompagner la transition agricole. « Tech&Bio est un salon de solutions », a confié Marie-Pierre Mouton, présidente du conseil départemental de la Drôme. Olivier Amrane, vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, a cité les plans de filières régionaux, avant d'ajouter : « La Région a fait de Tech&Bio une priorité ».
« Tech&Bio est une vitrine pour la Drôme et l'ensemble de l'agriculture française et bio et l’État soutient cet évènement, a déclaré Marie-Aimée Gaspari, préfète de la Drôme. Un salon pour proposer des pratiques qui permettent aujourd'hui de relever les défis de toute notre agriculture, que ce soient les effets du changement climatique, les crises de filières... . » Et d'ajouter : « Nous devons consommer ce que nous produisons pour que notre agriculture puisse être pérenne et continue à nous nourrir avec des pratiques qui sont extrêmement vertueuses. »
Tourné vers l’avenir
Créé en 2007, Tech&Bio s’est imposé au fil des éditions comme une vitrine internationale des techniques agricoles respectueuses de l’environnement. Le salon se veut un lieu d’échanges entre agriculteurs engagés en bio, ceux en conversion et plus largement tous les exploitants à la recherche de solutions pour réduire les intrants et améliorer la résilience de leurs systèmes de production.
Cette année, plus de 350 exposants sont réunis sur le site du Valentin, autour de 70 conférences, 100 ateliers techniques et démonstrations en plein champ. Les thématiques abordées couvrent l’ensemble des filières : grandes cultures, maraîchage, arboriculture, viticulture, élevage, mais aussi machinisme agricole et solutions numériques.
Le lycée du Valentin, un cadre privilégié
Le choix du lycée agricole du Valentin pour accueillir Tech&Bio n’est pas anodin. L’établissement dispose de surfaces agricoles permettant de réaliser de véritables démonstrations en conditions réelles. Le directeur de l’établissement, Frédéric Lalanne, a exprimé sa satisfaction de voir les élèves et apprentis participer activement à l’organisation et aux animations du salon, soulignant que « Tech&Bio constitue aussi un formidable outil pédagogique et une vitrine pour la formation agricole ».
Au-delà des aspects techniques, l’édition 2025 met en avant plusieurs thématiques transversales, dont la valorisation du bio. Durant deux jours, et malgré la pluie, les visiteurs peuvent découvrir un large éventail de solutions Une manière, selon les organisateurs, de « montrer que l’agriculture de demain se construit dès aujourd’hui, dans l’échange et l’ouverture ».
Christophe Ledoux