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Trafic de pesticides : prison ferme requise contre un maraîcher

Justice / Dans un procès hors-norme qui s'est tenu à Marseille la semaine dernière, le procureur a requis de la prison ferme contre un maraîcher et son fournisseur. Il demande des peines plus légères pour les cinq autres agriculteurs mis en cause.

Par Agra
Trafic de pesticides : prison ferme requise contre un maraîcher
Brad Pict - stock.adobe.com
Au troisième jour d’audience, le 14 janvier, le procureur a requis six mois de prison ferme et 40 000 euros d’amende contre le principal inculpé.

Six arboriculteurs et maraîchers des Bouches-du-Rhône et de la Drôme étaient jugés jusqu’à mercredi, au tribunal correctionnel de Marseille, pour trafic de pesticides provenant d’Espagne pour la plupart, ainsi que de Grèce et de Roumanie. Les agriculteurs sont accusés de détention en vue d’utilisation de produits phytosanitaires ne bénéficiant pas d’une autorisation, et d’usage de faux en écriture, les produits ayant été vendus et facturés comme engrais. Les faits reprochés concernent trois tonnes et demie de produits interdits, commercialisés entre 2018 et 2024.Deux principaux inculpésAu banc des accusés figure un poids lourd du maraîchage : Didier Cornille, qui exploite quelque 2 000 ha dans les Bouches-du-Rhône, et produit notamment des salades pour Bonduelle, Fleurette, Lidl, Leclerc, Intermarché et Super U. Par le passé, il a été plusieurs fois sanctionné pour infractions environnementales, selon France info. En outre, en février 2022, il a été condamné pour violences sur une équipe de tournage de France Télévisions alors qu’elle prenait des images d’un mas lui appartenant, loué à l’entreprise de travail temporaire espagnole Terra Fecundis pour héb...

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