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Événement

Un rayonnement national pour le concours de chiens de berger

L’association les Moutons d’Appo a organisé la 7e édition de son concours inter races de chiens de berger à la ferme Mandaroux, à Vaunaveys-la-Rochette, samedi 30 et dimanche 31 août.


 

Par M.EYMIN
Un rayonnement national pour le concours de chiens de berger
©Appo
Depuis le lancement du concours en 2019, l’association les Moutons d’Appo peut compter sur le site de la ferme Mandaroux (Arnaud au centre) pour organiser son événement.

Le succès du concours de chiens de berger de l’association les Moutons d’Appo ne fait qu’augmenter d’année en année. Comme depuis sa création, l’événement s’est une nouvelle fois déroulé à la ferme Mandaroux. Sur le week-end, entre 3 000 et 4 000 personnes ont assisté aux performances des compétiteurs venus des quatre coins de la France. « C’est un des plus gros concours de France en termes de visiteurs », se réjouit Franck Appolinaire, cofondateur de l’événement.

Entre travail et passion 

Si le concours se définit comme inter race, plus de 95 % des chiens présentés s’avèrent être des Border collie. « C’est le reflet des races de chiens utilisés dans les exploitations. Avant tout, ces concours montrent ce qui se fait dans les fermes. Les obstacles représentent les pratiques quotidiennes des bergers avec par exemple la montée en bétaillère, le parc de tri, les passages étroits... », estime Nathalie Appolinaire, vice-présidente de l’association les Moutons d’Appo. Toutefois, certains compétiteurs se démarquent aussi avec d’autres races canines tels que Bérangère et Félix, éleveurs dans l’Isère et propriétaires d’un Kelpie australien. « Nous avons commencé les concours de chiens de berger depuis près de quinze ans et nous sommes éleveurs depuis environ dix ans. Cette compétition est particulièrement bien organisée, d’où notre présence. À travers ces concours, nous valorisons nos chiens. Ils sont notre outil de travail et sont nécessaires à notre activité sinon il faudrait courir vite, plaisantent les agriculteurs. Théoriquement, un chien remplace cinq personnes ».

Au total, 58 compétiteurs ont participé au concours organisé par l’association drômoise. ©ME-AD26

De leur côté, Nathalie et Franck Appolinaire se réjouissent de l’ampleur que prend leur événement. Tout a commencé alors que Franck Appolinaire a adopté un Border collie en tant que chiens de famille. « Nous voulions un chien dynamique et nous avons donc pris une lignée de travail. Nous avions déjà découvert le travail du chien de berger. Franck a commencé à prendre des cours puis il a démarré les concours dans toute la France. C’est de là qu’est venue l’idée d’organiser notre propre concours », rappelle le couple, aussi connu pour tenir l’entreprise Appolinaire, spécialisée en métallurgie et fabricante de barrières de contention pour les bovins et les ovins. Une trentaine de bénévoles sont nécessaires pour l’organisation d’un tel événement.

Direction le championnat de France

Lors de ce concours, trois catégories s’affrontent : le niveau un pour les débutants, le niveau deux pour les intermédiaires puis le niveau trois pour les confirmés. Au total, 58 compétiteurs ont fait vivre l’événement durant le week-end. Leur profil est varié. « Ce ne sont pas uniquement des Drômois ou des bergers. Les non-agriculteurs doivent passer un certificat d'aptitude à la conduite de chien de berger sur troupeau ovins (CACCBT) pour commencer à faire des concours inter races. Les agriculteurs peuvent quant à eux démarrer les concours au niveau 2. Lorsqu’un certain nombre de performances est réalisé en niveau 1, on peut demander à passer en niveau 2 puis 3. Les difficultés vont croissant, tout comme les distances de travail, explique Nathalie Appolinaire. Après le niveau trois, il n’y a pas de niveau supplémentaire mais vous pouvez faire jusqu’à sept concours durant l’année et prendre le pointage des trois meilleurs concours afin d’être sélectionné pour participer à la finale du championnat de France, l’année suivante. » 

La compétition a eu lieu les 30 et 31 août. ©ME-AD26

Ce type de compétition est organisé à l’initiative des passionnés de la discipline mais est encadré par la Commission troupeau de la Société centrale canine (CUN Troupeau). Cette année, le championnat de France aura lieu le dernier week-end de septembre dans la Creuse, à Lavaveix-les-Mines chez Denis Voisard à la Ferme des Oueilles.

Le podium du concours

  • Niveau 1 : Bruno Bastien à Villeneuve-de-Berg (Ardèche).
  • Niveau 2 : Bruno Bastien.
  • Niveau 3 (samedi) : Audrey Roffat, éleveuse à Saint-Martin-de-Cros (Bouches-du-Rhône).
  • Niveau 3 (dimanche) : Nicolas Fournier, éleveur à Lamastre (Ardèche).