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Automatisation

Un robot donne à manger aux chèvres

A la Ferme de Saint Alban, à Aouste-sur-Sye, un robot distribue les concentrés aux chèvres. Du temps et de la précision ont ainsi été gagnés.
Un robot donne à manger aux chèvres

A l'EARL Ferme de Saint Alban, Eric Barnier a un élevage caprin ainsi que 55 hectares de cultures céréalières et fourragères. Les productions sont en grande partie autoconsommées. Et de la luzerne est achetée sur pied (10 à 15 hectares). Depuis 2007, l'exploitant emploie Cyprien Jullian, qui est salarié associé.
270 chèvres de race Saanen sont élevées, séparées en cinq lots (liés à la productivité, l'âge et les longues lactations). 15 boucs dont 8 adultes sont dans le troupeau. Et 100 chèvres sont en insémination artificielle (Capgènes). Les mises bas ont lieu en septembre. Tous engraissés, les chevreaux sont vendus à 30 jours au poids de 10 kg aux Etablissements Ribot à Lapalud (84). La ration alimentaire des chèvres se compose de 75 % de luzerne plus 25 % de trèfle et ray-grass. Chaque lot de chèvres a son parc. Le temps consacré à la traite est d'une heure trente le matin et une heure dix le soir. En moyenne, 900 kg de lait par chèvre ont été produits en 2014, avec un taux butyreux de 36,7 g/kg et un taux protéique de 33,8 g/kg. Collecté par la coopérative Valsud, le lait sert à produire du Picodon AOC.

Plus d'une heure gagnée

L'an passé, l'EARL s'est équipée d'un roll food. C'est un robot qui distribue la ration d'aliment concentré en deux repas par jour. Il est guidé au sol par un fil électrique souple introduit dans une saignée faite dans la dalle. Il faut voir les chèvres, quand il arrive. Elles le connaissent. Il est même devenu leur grand copain !
Avec ce robot, Cyprien Jullian estime le temps gagné à environ une heure par jour. « C'est l'intérêt principal », indique-t-il. Mais c'est aussi un gain en précision dans la quantité distribuée. Le robot seul a coûté 17 000 euros. Avec les autres fournitures, l'investissement s'élève à 23 000 euros. Il a fallu autour de 110 heures pour l'installer. Si l'exploitant décide de rallonger le bâtiment, les modifications seront très simples à réaliser. Le robot n'est pas utilisé pour repousser le fourrage car les auges sont surélevées.
Toujours l'année dernière, une chaîne d'alimentation d'un bâtiment d'élevage avicole a été récupérée pour distribuer les granulés dans la salle de traite. Elle a été achetée 2 500 euros et a nécessité 60 heures de travail (avec fabrication d'éléments pour adapter le système...). Cette chaîne a fait gagner un quart d'heure de plus, par rapport à l'opération manuelle, selon Cyprien Jullian. L'automatisation, c'est de la simplification dans le travail et du confort.

 

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