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Prédation

Une louve abattue dans le Haut-Diois

Le 12 décembre à Lus-La-Croix-Haute, une louve a été tuée lors d'une opération de tir de prélèvement associant chasseurs formés et louvetiers.
Une louve abattue dans le Haut-Diois

En application de l'arrêté préfectoral du 1er septembre dernier, une opération de tir de prélèvement
d'un loup, associant chasseurs formés et louvetiers, a eu lieu le 12 décembre sur le territoire communal de Lus-La-Croix-Haute (montagne de Claret). Elle s'est soldée par l'abattage d'une louve (de trois ans et demi).
Depuis le début de l'année, 74 attaques du loup ont été relevées en Drôme, pour 291 victimes (des ovins et une génisse d'environ 20 kilos) et 200 disparus (des ovins et un bovin), précise Patrice Béringer, technicien à la DDT en charge de la chasse et de la faune sauvage. Sur les trois communes concernées par l'arrêté préfectoral - Lus-La-Croix Haute, Treschenu-Creyers et Glandage - les attaques lupines se sont répétées. A elles seules, elles concentrent plus du tiers des attaques survenues dans le département (27), plus de la moitié des victimes (168) et les deux tiers des animaux disparus (132).
Pris pour une durée de six mois, cet arrêté préfectoral du 1er septembre autorisait les tirs de prélèvement d'un loup (mâle ou femelle, jeune ou adulte). Son application prend donc fin puisqu'une louve a été tuée samedi dernier.

Une première en Drôme

Le prélèvement d'un loup dans la Drôme en action de chasse est une première. « Il est le résultat d'un travail partenarial et d'une concertation quotidienne de l'État avec l'ensemble des éleveurs, l'ONCFS, chasseurs et louvetiers », souligne un communiqué de la préfecture.
« Enfin, on est arrivé à en avoir un, note le Drômois Jean-Pierre Royannez, membre du Groupe national loup au titre de la FNSEA. Plusieurs opérations de tirs de prélèvements ont eu lieu dans le département sans résultats. Ce coup-ci a été productif, c'est quand même une satisfaction. Les assouplissements que nous avons pu obtenir dans le cadre du Groupe national et de nos revendications portent leurs fruits. Le plafond de prélèvement attribué pour la campagne (du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016), qui est de 36 loups sur la France, est presque atteint. A ce jour, il y en a eu 30 d'abattus. Les années précédentes, nous arrivions péniblement à la moitié du plafond accordé. Je remercie les services de l'État, les chasseurs et la louveterie pour leur engagement, qui nous permet d'avoir quelques résultats. Il va cependant falloir nous revoir au niveau national car les attaques se poursuivent toujours et font beaucoup de victimes. Notre but, ce n'est pas de tuer des loups mais d'avoir moins d'attaques, que ce soit acceptable. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour l'instant, il y en a trop. Aujourd'hui, nous n'avons rien d'autre que les prélèvements de loups pour réduire la pression de la prédation. »

Annie Laurie