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Vignoble

Vignes : les plantations 2016 plafonnées à 8 057 hectares

La filière viticole a fixé à 8 057 hectares le plafond des plantations nouvelles de vignes en 2016. Mais ce plafond ne sera sans doute pas atteint, a expliqué FranceAgriMer.
Vignes : les plantations 2016 plafonnées  à 8 057 hectares

Le conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer du 17 décembre a fixé à 8 057 hectares le plafond de surfaces nouvelles qui pourront être plantées en vignes en 2016. C'est le maximum qui sera autorisé en France pour les plantations nouvelles mais le potentiel de production ne sera pas augmenté forcément d'autant, a précisé Anne Haller, déléguée de la filière à FranceAgriMer. En effet, chaque année, 2 000 hectares arrachés ne sont pas replantés.
« Même si 8 000 hectares étaient effectivement plantés, il faudrait voir chaque année le solde global entre les plantations et les arrachages », a précisé Anne Haller. Jusque-là, dans le régime des droits de plantation qui s'achève le 31 décembre, les producteurs avaient la possibilité d'accumuler des droits sans les utiliser. Au bout de huit ans sans utilisation, les droits tombaient et allaient à la réserve nationale. Désormais, une demande d'autorisation devra être suivie d'une plantation, sous peine de sanction.
Le conseil viticole a décidé que chaque année un objectif de croissance maximale du vignoble français sera débattu entre les membres de la filière. Les professionnels devront apprendre à se familiariser avec le nouveau régime. Un effet induit du nouveau régime est « qu'il n'est pas impossible que les surfaces de plantations illégales augmentent », parce que les autorisations de plantations relèvent désormais du tribunal administratif et non plus du tribunal pénal, selon Anne Haller.

 

Marché en 2015 
Diminution de l’export en volume, augmentation en valeur
Sur les dix premiers mois de 2015, l’exportation de vins a diminué en volume mais augmenté en valeur, a rapporté FranceAgriMer le 17 décembre. En effet, les ventes à l’export se sont élevées à 11,61 millions d’hectolitres, contre 11,97 au cours de la même période de 2014. En valeur, elles ont représenté 6,7 milliards d’euros, contre 6,27. « La progression des exportations en valeur s’explique par une hausse des prix observée sur la plupart des catégories », et c’est notamment le cas des vins tranquilles AOC et IGP.