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Viticulture drômoise : une crise profonde

La préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, et la sous-préfète de Nyons, Christine Hacques, se sont rendues récemment dans plusieurs caves et coopératives du sud du département, accompagnées par la Chambre d’agriculture, le conseil régional et le conseil départemental. 

Viticulture drômoise : une crise profonde
©FB Préfète de la Drôme
Cette journée d’échanges a permis de lancer cinq groupes de travail thématiques avec un point d’étape prévu fin janvier.

La crise viticole s’intensifie et les témoignages des coopérateurs mettent en lumière un profond désarroi. Les prix d’achat ont fortement chuté, tandis que les coûts de production ne cessent d’augmenter. L’énergie, les produits phytosanitaires ou encore le matériel connaissent une inflation qui fragilise lourdement les exploitations et les coopératives. Beaucoup de producteurs évoquent aujourd’hui un sentiment d’épuisement et d’incertitude quant à la pérennité de leur modèle économique.

La préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, et la sous-préfète de Nyons, Christine Hacques, se sont rendues récemment dans plusieurs caves et coopératives du sud du département, accompagnées par la Chambre d’agriculture, le conseil régional et le conseil départemental. Leur visite aux Domaines Aubert, à La Suzienne, au Cellier des Dauphins et à La Vinsobraise avait pour objectif d’écouter les acteurs de la filière, d’évaluer les difficultés rencontrées et de définir une méthode de travail collective permettant d’apporter des réponses concrètes.

Dans ce contexte particulièrement tendu, l’État a réaffirmé son engagement auprès de la filière. « Après les fonds d’urgence de 2024 et 2025, les aides à l’arrachage, les prêts garantis et les mesures présentées le 25 novembre dernier par la ministre de l’Agriculture dans le cadre du Plan national de sortie de crise, les services de l’État poursuivent leurs actions au plus près du terrain », a indiqué la préfète de la Drôme sur sa page Facebook.

Ainsi, cette journée d’échanges a permis de lancer cinq groupes de travail thématiques. Le premier portera sur la diversification des activités et des cultures, le second sur la diversification des produits et des gammes, le troisième sur le développement de l'œnotourisme, le quatrième sur la mutualisation des moyens au sein des caves, et le cinquième sur la gestion de l’accès à l’eau.

« Ces groupes auront pour mission d’élaborer, en lien étroit avec la profession, une véritable feuille de route pour le vignoble drômois, indique la préfète de la Drôme. Un premier point d’étape est prévu pour la fin du mois de janvier afin de mesurer l’avancement des travaux et d’ajuster, si nécessaire, les orientations. »

C.L.