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Bovins/DNC : pas d'inflexion de Lecornu après sa rencontre avec les syndicats

À l'issue de sa rencontre avec les syndicats agricoles (hors Modef), le 19 décembre, Sébastien Lecornu a adressé, à la demande de la FNSEA, un courrier réexpliquant la stratégie sanitaire mise en place pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), consistant notamment à abattre la totalité d’un foyer quand un cas est détecté.

Bovins/DNC : pas d'inflexion de Lecornu après sa rencontre avec les syndicats
©AD26

« N’éliminer que les bovins présentant des symptômes fait courir un risque majeur de propagation du virus », affirme Sébastien Lecornu, alors que la Coordination rurale et la Confédération paysanne, les deux syndicats opposés à cette stratégie d’abattage, avaient signalé des « ouvertures » le 19 décembre après leur rencontre avec le Premier ministre.

S. Lecornu a fait passer aussi le montant d’un fonds d’urgence, annoncé en début de semaine, de 10 à 11 M€, destinés aux petites exploitations les plus en difficulté. Plus de 7 M€ d’acomptes ont été versés aux éleveurs dont les vaches ont été abattues depuis juin.

La lettre donne par ailleurs un calendrier précis pour la vaccination de 750 000 bovins dans dix département du Sud-Ouest, « conduite sous un mois ». Le Premier ministre ajoute avoir demandé aux préfets de suspendre les contrôles de l’État dans les exploitations à vacciner. Il annonce aussi un déplacement des ministres de l’Agriculture et du Commerce extérieur en Italie, principal acheteur des veaux français, la semaine prochaine.

Manifestations : accalmie mais pas de trêve après l'entrevue avec Lecornu

Après s'être entretenu le 19 décembre avec Sébastien Lecornu, et avoir pris connaissance de son courrier, la FNSEA a adressé une nouvelle lettre au Premier ministre le 20 décembre pour lui demander « un cap » pour l’agriculture, en attendant le prochain rendez-vous début janvier. « Les réponses attendues, notamment sur les indemnisations des animaux bloqués, la sécurisation économique des exploitations ou encore le soutien aux céréaliers, ne sont pas au rendez-vous. »

Le compte n’y est pas » dans le courrier du Premier ministre, a réagi la FNSEA, qui soutient la stratégie sanitaire actuelle, mais demandait au gouvernement des « garanties » sur la taxe carbone européenne appliquée aux engrais (MACF). Un courrier « pas suffisant » non plus pour leurs alliés des Jeunes agriculteurs, a expliqué sur France 2 leur président Pierrick Horel. « On fera des actions coup de poing ça et là d’ici à Noël, mais pas de blocages routiers pour nous. »