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MSA

Comités départementaux : le maillon indispensable entre la MSA et le terrain

Dans la foulée du vote du conseil d'administration, les présidents des comités départementaux ont été élus : Bernard Mathieu pour l'Ardèche (collège salariés), Louis Metton pour la Loire (collège employeurs de main-d'œuvre) et Guy Péran en Drôme (collège exploitants agricoles).
Comités départementaux : le maillon indispensable entre la MSA et le terrain

« Les comités départementaux ne sont pas obligatoires selon la loi », rappelle Louis Metton, réélu jeudi à la tête du dit comité dans la Loire. S'ils ne sont pas indispensables au niveau législatif, dans les faits, les comités départementaux sont devenus un rouage essentiel entre le terrain et l'institution. « C'est une courroie de transmission qui fonctionne dans les deux sens : pour faire descendre l'information mais aussi pour faire remonter les demandes et les attentes du terrain, poursuit l'éleveur-polyculteur ligérien. Nous devons promouvoir des actions en fonction des besoins qui ne sont pas les mêmes d'un département à l'autre », tout en prêtant une oreille attentive à chacun « même aux productions minoritaires. » Dans son mandat qui débute, Louis Metton va mettre l'accent sur l'emploi de main-d'œuvre. « Avec l'agrandissement des exploitations, le salariat va se développer. Chaque exploitant qui s'installe est un employeur en puissance. Il faut informer sur les droits et devoirs de chacun. »

L'échelon de proximité

L'élu veut enfin améliorer la prévention pour déceler des sociétaires en difficultés psycho-sociales et les rapprocher des professionnels de santé. Une ambition partagée dans la Drôme par Guy Péran. Ce polyculteur basé à Saint-Martin-d'Août, a acquis une longue expérience au sein de la mutualité. Il entame son cinquième mandat, le premier comme président du comité départemental. « Je me suis présenté en 1995 car j'étais curieux de connaître le fonctionnement de l'institution. On se sent utile en participant aux décisions pour les aides aux familles, l'appui aux agriculteurs en difficultés, etc. ». Il appréhende son nouveau rôle avec lucidité. « Le comité départemental n'a pas de pouvoir décisionnaire, rappelle-t-il. Nous sommes là pour animer le terrain. Nous reprendrons des thèmes classiques comme les formations aux premiers secours ou l'information pour l'embauche de main-d'œuvre. Et nous allons faire émerger des idées nouvelles, prévoit-il, conscient de l'importance de la mission. Les agriculteurs sont inquiets de l'éloignement de leur caisse, c'est pourquoi notre rôle est essentiel pour garder de la proximité. »
Fraichement élu à la MSA, Bernard Mathieu aura à endosser directement le rôle de président du comité d'Ardèche. « J'ai toujours été sensible à la protection sociale et au mutualisme, signale ce retraité du Crédit Agricole basé à Saint-Péray. Mais pour s'engager, il fallait du temps et quand j'étais encore en activité ce n'était pas possible. » Concrètement, il souhaite participer à la mise en œuvre du plan d'actions du conseil d'administration et faire remonter les besoins. « La présence sur le terrain est indispensable dans un organisme mutualiste. Le président ne peut agir seul, je vais travailler avec tous les délégués cantonaux pour mettre en place les actions locales, recenser les besoins et les attentes des assurés afin de faire des propositions d'amélioration au conseil d'administration. »

D. B.