Coopenoix confirme la demande en noix certifiées
La coopérative Coopenoix encourage les nuciculteurs à s’engager dans les certifications pour valoriser leur production.
Les responsables de Coopenoix ont profité de l’assemblée générale de la coopérative, le 9 septembre, pour évoquer ses orientations. Pour répondre aux attentes de leurs clients, ils encouragent les nuciculteurs à s’engager dans les certifications. Certes, le déploiement de ces cahiers des charges demande beaucoup de travail aux techniciens de la coopérative, mais selon son directeur, Didier Catel, « c’est une charge compensée par des primes intéressantes pour les producteurs ». Aussi, pour aller plus loin dans l’accompagnement réalisé et leur simplifier la tâche, la structure vient d’embaucher une nouvelle technicienne.
Parmi les différentes certifications existantes, Global Gap porte sur la mise en œuvre de bonnes pratiques agricoles et alimentaires et sur la sécurité des travailleurs. Elle permet aux adhérents une valorisation supplémentaire globale équivalente à sept centimes par kilo. En 2024, Coopenoix compte 35 producteurs pour 1 662 tonnes de noix certifiées. Encadrée par l’Association nationale Noix de France (A2NF), la PFI (production fruitière intégrée) est un cahier des charges donnant la priorité aux méthodes de luttes minimisant les effets secondaires indésirables à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, afin d’améliorer la sécurité de l’environnement et la sécurité alimentaire.
Pour 2025, Coopenoix va compter huit producteurs référencés. Elle ne leur permet cependant pas de profiter d’une quelconque valorisation. S’agissant de la certification IFS, la structure a été renouvelée pour la 19e année consécutive. Comme l’indique Didier Catel, « elle est le prérequis pour accéder à la grande distribution européenne ». Et enfin, le bio, dont la demande stagne.
Développer de nouvelles activités
En outre, la coopérative cherche à développer de nouvelles activités. Si la noix coque reste principale, elle souhaite accroître le cerneau. À condition toutefois d’avoir des marchés valorisants. Autres pistes : la diversification de ses produits (cerneaux sucrés, huile de noix, corbeilles de fruits secs de France…) et la création de nouveaux packagings adaptés et enfin, poursuivre son accord commercial avec Valsoleil. « Il est bénéfique aux deux structures », note le directeur de Coopenoix.
I.B.
La date de début de récolte fixée au 23 septembre
La commission maturité de l’appellation d’origine protégée noix de Grenoble réunie le vendredi 19 septembre sous l’autorité de l’INAO, a fixé la date de récolte pour les vergers arrivés à maturité au mardi 23 septembre. La maturité des noix fraîches est considérée comme atteinte lorsque plus de 80 % des noix présentent un brunissement complet de la cloison interne. L’exposition et l’altitude des vergers peuvent avoir des incidences importantes sur la maturité du fruit. Chaque producteur doit impérativement vérifier si les critères de maturité sont atteints sur leurs parcelles. Le Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble (CING) tient à la disposition des producteurs le courrier officiel de l’INAO officialisant cette date.
Un marché tiré par la noix AOC
Coopenoix travaille distinctement les marchés des différentes variétés de noix. La noix de Grenoble AOC aide la structure à tirer son épingle du jeu, puisqu’elle représente une porte d’entrée importante sur certains marchés. Croissant, le commerce de la noix bio arrive en vitesse de croisière, laissant même poindre un début de désengagement. « Il faut que nous gardions des volumes. Nous avons besoin de toute la production engagée pour respecter nos contrats », exhorte le directeur.
La production de noix 2024 a été commercialisée pour 27 % vers I’Italie, 26 % vers l’Allemagne, alors que 25 % sont restés en France. Elle est aussi allée dans des proportions moindres vers la Suisse, la Scandinavie, et l’Espagne. Quant à l’activité des cerneaux, elle connaît une hausse substantielle. Grâce à des outils performants et un process optimisé, le cassage est intensifié depuis 2023. En valorisant des petits calibres et des écarts de tri, il a permis d’obtenir à un coût rentable une matière première de qualité. Ainsi, en soutien aux producteurs, Coopenoix a reversé 0,30 à 0,35 € de cette activité pour « surpayer l’activité noix ». « Mais contrairement aux 0,80 € reversés qui ont permis d’arriver à un prix moyen de 2,50 € le kilo, ce n’est pas un complément de prix, c’est un élément de gestion », détaille Didier Catel.