Des Cap pour impulser des projets agricoles locaux
Pour peser davantage dans les projets de développement local, la chambre d'agriculture de la Drôme s'est dotée de dix comités d'actions et de projets, les Cap. Présents sur dix petites régions drômoises, « ces Cap sont composés exclusivement d'élus de la chambre d'agriculture et de représentants des syndicats agricoles représentatifs, explique Jean-Pierre Royannez, vice-président de la compagnie consulaire. Ce sont des relais professionnels à l'écoute des besoins d'innovations et de projets pour permettre à l'agriculture d'être force de propositions auprès des élus locaux. » La chambre d'agriculture affirme ainsi sa place dans le nouveau paysage de l'intercommunalité. « Notre objectif est d'augmenter notre visibilité sur les territoires et renforcer le rôle de nos antennes afin d'impulser des projets répondant aux besoins du monde agricole », ajoute Jean-Pierre Royannez.
Créer des dynamiques de groupe
Avec sa nouvelle ambition territoriale, la chambre d'agriculture de la Drôme met en avant sa force de propositions, l'engagement de ses élus et son vivier de compétences au service de projets locaux. « Avec les Cap, nous engageons un nouveau type de relations entre la chambre d'agriculture et les communautés de communes », précise Jean-Pierre Royannez.
Concrètement, le processus démarre par un diagnostic de territoire. Il permet d'analyser les filières, la démographie, les projets en cours... C'est un moyen de voir les forces et les faiblesses du secteur agricole. Présenté à la première réunion du Cap, ce diagnostic sert de base pour échanger sur les projets à développer, les problématiques à résoudre... « Le but est de développer l'économie agricole dans chaque territoire, indique Jean-Pierre Royannez. Cela peut aboutir, par exemple, à des projets de filières à construire ou à conforter par de nouveaux volumes de production. La réflexion peut aussi porter sur les projets agro-environnementaux et climatiques, support des MAEC*. La liste des sujets peut être très longue. »
Une fois recensés et hiérarchisés, les projets de chaque Cap sont examinés par les élus du bureau de la chambre d'agriculture. C'est cette instance qui décide des suites et moyens à donner. « Avec les Cap, on fait remonter les besoins du terrain, indique Jean-Pierre Royannez. Charge ensuite à la chambre d'agriculture d'appuyer au mieux les projets locaux, en lien avec les intercommunalités, les outils économiques... Il s'agit de développer des dynamiques de groupe. »
Christophe Ledoux
(*) MAEC : mesure agro-environnementale et climatique.