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Agrotourisme

Gîte de France Drôme veut conquérir une autre clientèle

L'assemblée générale de Gîtes de France Drôme, à Eurre, a fait apparaître une nouvelle dynamique qui passe, notamment, par les outils de communication actuels.
Gîte de France Drôme veut conquérir une autre clientèle

« Gîtes de France est vraiment un acteur de l'aménagement du territoire. » Cette affirmation émane de Pascal Bos, le président de l'association des Gîtes de France Drôme qui a tenu son assemblée générale à Eurre, la semaine dernière. Alors que la fédération nationale fête cette année ses 60 ans, Pascal Bos constate que « le mouvement est né les deux pieds dans une ferme. On disait alors : la campagne se désertifie, on va y amener les touristes ; c'est encore vrai. Un pourcentage important des propriétaires sont des agriculteurs. Certains utilisent les produits de leur exploitation pour alimenter leur table d'hôte. »

Sur plusieurs fronts

En Drôme, une légère baisse de la fréquentation a été observée. Elle confirme une tendance déjà en cours, même si elle est faible. Selon les administrateurs de l'association, des solutions existent pour pérenniser la structure et assurer son développement (actuellement environ 500 propriétaires et plus de 900 hébergements). Cela passe par une dynamisation, synonyme en particulier de modernisation. Pour conquérir de nouveaux clients, elle veut renforcer l'accompagnement de la mise en marché des structures, notamment celles qui sont commercialisées directement par les propriétaires. Le travail est engagé sur plusieurs fronts. Notamment par l'utilisation des moyens techniques actuels. Les adhérents sont poussés à se tourner vers le paiement en ligne mais aussi à adapter la durée des séjours à la demande des clients. Ils sont invités, également, à améliorer la qualité des hébergements par le biais des visites de reclassement. En outre, le questionnaire de satisfaction, qui était transmis à tous les clients utilisant le service de réservation, a été remplacé par les « avis clients en ligne » (*).

Une source de valorisation

Lors des échanges, les adhérents ont évoqué, entre autres, les régimes fiscaux mais aussi la réforme de la taxe de séjour, qui induit une gestion plus compliquée et pour certains des hausses sensibles. Les hébergeurs s'inquiètent de l'accumulation des charges dans un contexte pas forcément favorable. Mais l'association met en avant le fait que cette activité est une source de valorisation indéniable pour les exploitants qui l'exercent.
Deux interventions ont conclu l'assemblée. Xavier Freile (chambre de commerce et d'industrie) a parlé de la plateforme internet « écobiz », un nouvel outil. Françoise Alazard (Agence de développement touristique), quant à elle, a invité les hébergeurs à répondre à l'enquête effectuée sur les chambres d'hôtes. « Les données quantitatives et qualitatives sont importantes pour valoriser l'offre, a-t-elle indiqué. C'est aussi un moyen de s'évaluer et de guider les porteurs de projets. »

Une large gamme

Globalement, les gens recherchent des hébergements de qualité et confortables. « Ils veulent un bon rapport qualité-prix, note Pascal Bos. On leur propose une gamme la plus large possible, du gîte de groupe à l'hébergement insolite comme la yourte ou la roulotte. Un premier tonneau aménagé va être disponible à Chanos-Curson. »
L'association a mis à profit la tenue de cette assemblée générale pour organiser, l'après-midi, une rencontre entre les adhérents, les services techniques et administrateurs de Gîtes de France et les partenaires économiques et institutionnels (Groupama, Crédit Agricole, CerFrance...).
A noter, dans le cadre des 60 ans des Gîtes de France une rencontre entre propriétaires et hôtes aura lieu les 28 et 29 mars.

Elisabeth Voreppe

(*) 68 hébergements en service réservation autorisent de recevoir des avis clients. Sur les 146 avis déposés 92 % recommandent l'hébergement à un ami.