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Semences maïs et sorgho

L'optimisme est de mise

En 2014, le syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho en Rhône-Alpes a enregistré un résultat technique de 94,2 % de l'objectif. Un résultat bien en deçà du résultat national (103 %) dû à des conditions climatiques estivales capricieuses.
L'optimisme est de mise

L'été capricieux a perturbé la campagne 2014 de la production de semences de maïs et de sorgho. « D'un point de vue climatique, le delta entre nos cinq départements a été poussé à son extrême en cette année 2014 », commentait Stéphane Desrieux, président du syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho (SPSMS) de Rhône-Alpes qui tenait son assemblée générale le jeudi 26 février à Chonas l'Amballan (Isère). Si les conditions d'implantation et de développement étaient jugées quasi idéales dans le nord de la région, la sécheresse a compliqué fortement cette période cruciale en Drôme et en Ardèche rendant l'irrigation obligatoire dès les semis voire même pour les préparations. Dès le mois de juillet les choses se sont inversées. La pluviométrie régulière et abondante et des températures et un ensoleillement raisonnables ont atténué les effets de la sécheresse des deux mois précédents dans le sud quand dans le nord les pluies excessives, des températures basses et les périodes d'ombrage prolongées ont dégradé un potentiel prometteur. Enfin, de forts épisodes de grêle et de tempête ont sévi tant au nord qu'au sud.

Une triple peine

« Ce résumé climatique permet sans aucun doute d'expliquer le résultat technique à 94,2 %, bien en deçà du résultat national (103 %), commente le président. Cette deuxième année de mauvais résultats est iconoclaste eu égard à nos résultats antérieurs. Souhaitons-nous vite une climatologie plus clémente afin de rester dans la course à la productivité. » En 2015, le président craint une « triple peine : baisse des revenus de façon mathématique, baisse de façon pragmatique des surfaces eu égard aux stocks et forte augmentation des charges de structure spécifiques non diluables ». Pour autant, l'optimisme est de mise. Pour le président, en 2015, la baisse de la sole de 30 % en Rhône-Alpes, soit environ 8 000 ha de production, permettra de structurer plus sereinement les exploitations semencières, de renforcer la technicité des producteurs et de stabiliser les nouveaux producteurs. « La sole 2015 serait encore supérieure à notre moyenne de production des quatre dernières années. Avec 65 000 ha, il en est de même au niveau national. Une interrogation subsiste. Cette baisse sera-t-elle suffisante pour abaisser le niveau des stocks ? »

Retrouver de la productivité

Par ailleurs, à l'avenir, la production France pourrait être régulièrement comprise entre 60 et 85 000 ha. « Représentant 12 % de la production française, cette vision amènerait notre syndicat dans une fourchette de production entre 7 200 et 10 200 ha. Cette projection engage une certaine sérénité. Afin de valider ces perspectives nous nous devons toutefois de retrouver un niveau de productivité qui était le nôtre, tout en s'imposant un fort engagement sur l'aspect qualitatif de nos productions. » À Joël Arnaud, président de la Fédération nationale des producteurs de semences de maïs et sorgho d'ajouter : « L'inspection des cultures est importante notamment quand il existe comme l'an dernier une variation de production. Nous devons nous organiser pour avoir des semences de qualité. Par ailleurs, nous mettons les moyens à l'interprofession pour développer les parts de marché. »

M.-C. S.-B.

 

Les semences maïs et sorgho en Rhône-Alpes (en 2014)
690 producteurs (soit 144 de plus qu'en 2013)
17 ha de surface moyenne
296 variétés multipliées
34,22 quintaux par hectare de rendement pour le maïs
94,2 % de résultat technique moyen
5 sociétés semencières : coopérative dauphinoise, groupe Bernard, Limagrain, Monsanto SAS et Top Semence.