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Caves coopératives

La Drôme va accueillir le congrès national des caves coopératives

La Drôme accueillera du 24 au 26 juin le congrès de la confédération des coopératives vinicoles de France. Pierre Combat, président des caves coopératives de la Drôme, nous en dit plus sur cet évènement.
La Drôme va accueillir le congrès national des caves coopératives

Comment se mobilisent les caves de la Drôme pour accueillir le congrès de la confédération des coopératives vinicoles de France ?

Pierre Combat : « Au Salon de l'agriculture, les onze caves coopératives drômoises se sont succédées chaque jour à tour de rôle sur le stand de la Drôme. C'était une manière d'annoncer la tenue du prochain congrès de la confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) dans notre département. Du 24 au 26 juin, en partenariat avec le conseil général, notre fédération drômoise accueillera cet évènement. Cela nous permettra de faire voir à toute la France viticole la diversité de notre viticulture drômoise (IGP, AOP, crus, effervescents) et, plus largement, de notre agriculture. »

Quels sujets seront abordés lors de ce congrès de la CCVF ?

P. C. « Bien que tout ne soit pas encore calé, le congrès évoquera l'installation en viticulture. Les caves coopératives doivent rester un modèle attractif pour les jeunes et futurs vignerons. Pour les inciter à faire le choix de la coopération, la CCVF a lancé un concours (jusqu'au 15 mars). Il s'agit de mettre en valeur les actions initiées par les caves pour soutenir les jeunes et les accompagner dans leurs projets d'installation. Le thème du foncier sera également abordé sous l'angle de sa gestion et des moyens à mettre en œuvre pour conserver des volumes au sein des caves coopératives. C'est un enjeu fondamental. La rémunération des coopérateurs sera un autre sujet de ce congrès. »

Et les droits de plantation ?

P. C. « C'est un sujet évidemment incontournable. Alors que le nouveau régime d'autorisation des plantations va se mettre en place au 1er janvier 2016, il reste encore des ajustements à réaliser pour que la transition se déroule convenablement. Les interrogations sont encore nombreuses, ce qui suscite de l'inquiétude chez les vignerons. »

Quel sera le programme du congrès ?

P. C. « Les participants venant de toute la France arriveront le 24 juin. Pour leur première soirée, nous leur ferons découvrir les IGP viticoles de la Drôme et les vins du Diois. Le lendemain matin se tiendra une réunion de travail dans des locaux mis à disposition par le conseil général. L'après-midi, les congressistes visiteront les caves coopératives du Sud-Drôme. La journée se terminera par un dîner au château de Suze-la-Rousse. La journée du 26 débutera par une nouvelle réunion de travail. Elle sera suivie, l'après-midi, par l'assemblée générale de la CCVF et se terminera par une soirée de gala à Tain-l'Hermitage, au coeur des Côtes-du-Rhône septentrionales. Enfin, le dernier jour, les congressistes iront au mémorial de la Résistance, à Vassieux-en-Vercors. Je tenais particulièrement à cette visite qui symbolise le combat de quelques-uns pour la liberté de tous. Nous reviendrons à Valence via le col du Rousset et la traversée du Diois. Ainsi, les congressistes traverseront tous les vignobles de la Drôme et passeront devant la porte de toutes les caves coopératives du département. »

A l'heure du chacun pour soi, comment défendez-vous les valeurs collectives telle que la coopération ?

P. C. « Dans une société mondialisée, je dis attention aux sirènes de l'individualisme, qui ne mènent à rien. Dans un marché mondial, on est tout petit et facile à écraser. Pour faire face et surmonter les difficultés, mieux vaut agir en groupe, soudés dans une équipe. Les valeurs de la coopération, c'est comme au rugby. Le collectif est essentiel pour avancer. Le 8 de devant fait pousser la vigne. La charnière la vinifie. Les centres, les ailiers et les arrières transforment l'essai. Ils réalisent la commercialisation pour donner une rémunération aux coopérateurs. Il faut de tout dans une équipe, des plus costauds aux plus malins. »

Propos recueillis par Christophe Ledoux