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Accord de libre échange

Le Mercosur en passe d'être validé le 9 janvier

UE/Mercosur : les voyants sont au vert pour une conclusion de l’accord commercial le 9 janvier. Au grand dam des agricuteurs français.

Le Mercosur en passe d'être validé le 9 janvier
©AdobeStock

Les États membres de l'Union européenne devraient bel et bien valider, le 9 janvier à l’occasion de la réunion des ambassadeurs de l’UE (Coreper II), la décision autorisant la Commission européenne à signer l’accord commercial UE-Mercosur. L’Italie, qui avait temporairement fait basculer le destin de l’accord en décembre, a obtenu les garanties agricoles qu’elle demandait, ouvrant ainsi la voie à une signature du traité le 12 janvier au Paraguay.

Au niveau procédural, la nouvelle présidence chypriote du Conseil de l’UE devrait constater, lors de la réunion du Coreper II, l’absence de minorité de blocage avant d’avancer par procédure écrite, compte tenu de l’absence de réunion officielle des ministres. L’issue est espérée dès le 9 janvier.

S’exprimant le 7 janvier à la sortie de la réunion extraordinaire des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, Annie Genevard a, elle, semblé résignée sur le destin de l’accord au Conseil de l’UE. Malgré son opposition au traité, elle renvoie à présent vers le Parlement européen. « Ce n’est pas la fin de l’histoire », veut-elle croire alors que Strasbourg sera amené à se prononcer sur l’accord prochainement.

Concernant la clause de sauvegarde agricole, dont le compromis sera aussi soumis aux ambassadeurs de l’UE le 9 janvier, les modifications devraient finalement concerner uniquement les seuils de déclenchement des enquêtes. Ceux-ci devraient être abaissés à 5 % sur une moyenne triennale conformément à la position du Parlement européen (contre 8  % dans le compromis de décembre) afin de faciliter l’adoption du texte par les colégislateurs.

Macron sous pression des partis, Retailleau agite le spectre d'une «censure» 

La classe politique a mis la pression le 7 janvier sur Emmanuel Macron et l’exécutif pour qu’ils s’opposent à une adoption de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, le patron du parti Les Républicains Bruno Retailleau allant jusqu’à agiter le «risque d’une censure du gouvernement». «Ce que je dis solennellement, c’est que si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d’une censure», a affirmé l’ex-ministre de l’Intérieur, alors que la colère des agriculteurs français, très opposés à l’accord, continue de se faire entendre sur plusieurs barrages et à Paris.

Bruno Retailleau a refusé d’appeler d’ores et déjà la cinquantaine de députés de son parti, avec qui il entretient des relations tendues, à voter cette censure, assurant qu’il « faut d’abord voir quel sera le vote du président ». Emmanuel Macron s’était félicité en décembre du report de la signature de l’accord avec le bloc latino-américain décrié par les agriculteurs et la classe politique française quasi-unanime.