Le petit épeautre s’organise en interprofession
En charge de la défense et de la gestion de l'IGP du petit épeautre de Haute-Provence (et de la farine produite avec), le syndicat éponyme a tenu son assemblée générale la semaine dernière dans les locaux de l'Ardema, à Mévouillon. Présidé par Patrice Maronnier, il rasssemble 64 producteurs habilités (soit huit de plus en un an) auxquels ont été intégrés les transformateurs (un décortiqueur, un meunier et deux conditionneurs). Ainsi, le syndicat est devenu une véritable interprofession.
En quête de nouveaux producteurs
L'an dernier, la production agréée a nettement augmenté pour atteindre 290 tonnes de grains décortiqués sur 290 hectares. Malgré cela, le syndicat n'arrive pas à faire complètement face à une demande elle aussi grandissante. La quête de nouveaux producteurs se poursuit.
Le travail de promotion et de commercialisation du produit est assuré par l'association des producteurs de petit épeautre de Haute-Provence. Présidée par Fabien Begnis, elle est le prolongement du syndicat en assurant l'interface entre le producteur et les nouveaux clients. En dehors de la commercialisation d'une partie des récoltes, l'association met à la disposition des producteurs des outils de conditionnement, d'emballage et d'étiquetage.
Organisation de la filière « Biosolidaire »
A l'issue de l'assemblée, Laurence Arnod (association Bio Partenaire) a présenté la filière Bio Solidaire ainsi que le nouveau référentiel ESR (échanges équitables, solidaires et responsables). Bio Partenaire accompagne les adhérents, mène les expertises et assure la promotion d'un label qui apporte aux consommateurs informations et garanties sur le caractère bio d'un produit et d'une filière, mais aussi sur la juste rémunération de la production. Pour le petit épeautre de Haute-Provence, les partenaires du projet Bio Solidaire sont les 64 producteurs (qui par l'intermédiaire du syndicat s'engagent dans le respect du cahier des charges de l'IGP), la SARL Tofagne (qui assure le tri et le décorticage du petit épeautre), le moulin Pichard (qui transforme le petit épeautre en farine) et l'entreprise Euro-Nat (qui commercialise le produit dans le circuit bio partout en France).
A. B.