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Le Sénat réclame un soutien massif pour le pastoralisme

MONTAGNE / Adopté le 3 juin, le rapport sénatorial sur le pastoralisme appelle à des mesures de choc. Entre prédation lupine et freins structurels, les élus prônent le déclassement du loup et un soutien massif pour sauver un modèle économique qui pèse 8,5 milliards d'euros par an.

Par Christophe Soulard
Le Sénat réclame un soutien massif pour le pastoralisme
Le rapport sénatorial sur le pastoralisme a été adopté le 3 juin. Le Sénat demande le déclassement du loup des espèces protégées.

Loin de l’image d’Épinal du berger solitaire, le pastoralisme constitue un pilier économique et environnemental majeur de l'agriculture française. Ce modèle extensif concerne 18 % des élevages d'herbivores et 35 000 exploitations, valorisant des ressources fourragères spontanées sur 20 % du territoire national. Outre un potentiel productif annuel de 8,5 milliards d'euros, il génère 10 milliards d’euros de services non marchands, comme le stockage du carbone ou l'entretien de la biodiversité, rappelle le rapport d’information des sénateurs Jean-Marc Boyer (LR, Puy-de-Dôme), Yves Bleunven (UC, Morbihan) et Lucien Stanzion (PS, Vaucluse). Selon eux, cette filière est confrontée à une « menace existentielle ».Premier constat : la prédation lupine a atteint un seuil critique. En 2025, le nombre d'attaques a bondi de 10 %, entraînant la mort de plus de 12 000 animaux. Au-delà des pertes financières, les rapporteurs soulignent le « cri de détresse » et l'angoisse permanente des éleveurs. Face à l'échec des politiques de protection actuelles, le Sénat demande à l'État d'avoir « le courage » de solliciter, au niveau européen, le retrait pur et simple du lou...

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