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Les producteurs de CBD dans la tourmente 

Les producteurs de CBD dans la tourmente 
©Archives AD26

Filière chanvre /

Depuis que le Conseil d’État a tenté d’interdiction les fleurs en 2022, l’État français continue de chercher un moyen de contrôler la filière chanvrière. Dès 2023, la Direction générale de l’alimentation est entrée en scène pour contrôler les doses journalières recommandées et le taux de concentration en THC dans les huiles. Cette année, le combat continue et prend un nouveau tournent. L’Association française des producteurs de cannabinoïdes a annoncé le 30 avril que la DGAL a présenté un plan national de contrôle 2026 visant les produits alimentaires contenant du CBD. Un revirement qui mettrait en application le règlement européen Novel Food (UE) 2015/2283. Depuis cette annonce, plusieurs actions sont en cours au sein de la filière : analyse juridique du plan, demandes de suspension, travail de regroupement des données terrain et échanges avec les acteurs politiques et institutionnels. Le risque d’ici le 15 mai pourrait être que tous les produits CBD alimentaires pourraient être considérés comme illégaux. De quoi faire monter au créneau certains producteurs.

« En 2026, le CBD est un Novel Food (nouveaux aliments en français) non autorisé dans l’Union européenne. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a établi une dose provisoire de sécurité fixée à 0,0275 mg/kg de poids corporel par jour (soit environ 2 mg/jour pour un adulte de 70 kg), applicable uniquement aux isolats de CBD supérieur ou égal à 98 % de pureté. L’EFSA juge les données de sécurité insuffisantes, notamment sur le foie et la reproduction. En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes poursuit ses contrôles et l’ANSES alerte sur les risques toxicologiques. Tout cela concerne surtout les huiles de CBD nommées isolats avec des fortes teneurs en molécules de CBD… Rien à voir avec nos macérats huileux de chanvre que nos vieux herboristes commercialisaient autrefois. Ainsi nous condamnons des milliers de personnes qui avaient enfin trouvé une alternative aux médicaments chimiques », a déploré la SCEA Pibonson Fleurs de Chanvre La Drômoise sur sa page Facebook lundi 11 mai. 

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