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Viticulture

Les vins des Coteaux des Baronnies se portent bien

/ Une démarche d'IGP qui porte ses fruits, des volumes de production agréés qui progressent et des prix à la hausse, les vignerons des Coteaux des Baronnies ont le sourire.
Les vins des Coteaux des Baronnies se portent bien

« La situation économique de la dénomination "Coteaux des Baronnies" continue de s'améliorer. » C'est en substance la constatation faite par Valéry Liotaud, le président du syndicat des vignerons des Coteaux des Baronnies lors de l'assemblée générale de la structure qui s'est tenue à Buis-les-Baronnies le 26 mars. Le syndicat compte huit opérateurs (trois caves coopératives et cinq particulières) regroupant quelque 90 viticulteurs. Ces derniers produisent chaque année un vin de terroir à dominante rouge dont la commercialisation est assurée à plus de 60 % par le groupement du Cellier des Dauphins. Le reste est vendu directement dans les caves coopératives ou particulières de la zone. Une zone de production qui s'étend sur 28 communes situées dans les trois vallées de l'Ouvèze, l'Ennuyé et l'Eygues et dont le contrôle et la gestion de l'IGP(1) sont désormais assurés par la fédération frômoise des vins de pays en tant qu'ODG(2).

Des motifs de satisfaction...

Les chiffres de la récolte 2013, communiqués lors de l'assemblée générale, font état d'un volume agréé de 16 247 hectolitres (hl), en nette augmentation par rapport à l'année précédente (14 300). Il constitue un retour à la normale. Pour 2014, les prévisions sont encore à la hausse. « Avec déjà 14 000 hl agréés, on devrait atteindre en fin de campagne les 18 000 hl d'un excellent millésime », a annoncé Valéry Liotaud. Et parmi les autres motifs de satisfaction, il a souligné la régulière montée des cours de l'appellation depuis trois à quatre ans. « Les rouges se situent désormais entre 90 et 100 euros par hl, a-t-il indiqué, les blancs et les rosés entre 100 et 110. » Une situation confirmée par le président du groupement du Cellier des Dauphins, Serge Roux, lequel a constaté qu'il y a de la place pour une augmentation des volumes de production tant à l'hectare que sur l'ensemble du territoire.

... et des préoccupations

L'appellation doit cependant faire face à un sérieux problème sanitaire depuis l'apparition, il y a deux ans, de foyers de flavescence dorée, de plus en plus nombreux en différents points de la zone de production. Une dizaine de communes seraient concernées. Isabelle Mejean, technicienne à la chambre d'agriculture, a expliqué les mesures de précaution, d'arrachage et de traitement prophylactiques nécessaires pour circonscrire le danger.
Par ailleurs, Marie-Hélène Bouvé, conseillère d'entreprise à la chambre d'agriculture, a présenté les nouvelles réglementations consécutives à la réforme de la Pac, notamment en matière de droits de plantation. Jean-Claude Pellegrin, lui, a détaillé le plan de communication mis en place par l'interprofession des IGP du Sud-Est de la France. Il a, également, fait un point sur le projet de loi santé actuellement en débat au Parlement, notamment vis-à-vis des possibles évolutions de l'application de la loi Evin.

Alain Bosmans

(1) IGP : indication géographique protégée.
(2) ODG : organisme de défense et de gestion.