Une Drôme bien visible au Salon de l'agriculture
Au Salon de l'agriculture, le stand de la Drôme est particulièrement bien visible dans le hall 4. Les simples visiteurs affluent, tout comme les personnalités politiques de haut plan. Samedi, le chef de l’État, François Hollande, est venu à la rencontre des Drômois. Et lundi, c'est son Premier ministre, Manuel Valls, qui était sur le stand de la Drôme.
Entrevue avec le ministre de l'Agriculture
« Donner de la visibilité aux produits drômois par l'axe de la qualité et la présence de grands chefs cuisiniers est un choix du conseil général, indique Anne-Claire Vial, présidente de la chambre d'agriculture de la Drôme. C'est une manière élégante de communiquer. »
Lundi, la Drôme était également bien représentée sur le stand de Rhône-Alpes gourmand à l'occasion de la journée régionale. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, était présent. « J'ai pu m'entretenir avec lui au sujet des derniers arbitrages de la Pac, notamment sur le sujet des ICHN*, raconte Anne-Claire Vial. Je lui ai montré deux photos.Sur la première, 30 % des surfaces de pâturages sous couvert sont admissibles. Sur la seconde, 70 % sont admissibles. Et pourtant, il est quasi impossible de voir de différences entre les deux photos. Pour la Drôme, l'enjeu des ICHN est considérable, il représente 8,6 millions d'euros. Il n'est pas acceptable de faire prendre des risques aux exploitants. »
Deux GIEE drômois agréés
Lors de l’inauguration du Salon, le 21 février, Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, a signé la labellisation des six premiers GIEE (groupements d’intérêt économique et environnemental). L'évènement s'est déroulé en présence du président de la République, François Hollande, et du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Deux de ces groupements sont drômois. Il s'agit du GIEE Agribiotech dans lequel six céréaliers se sont regroupés pour réduire les pesticides dans leurs exploitations, lancer une filière en circuit-court pour le maïs et optimiser leur consommation d’énergie par l’investissement dans une unité de méthanisation. L'autre est le GIEE CBC de la Véore, qui regroupe cinq exploitations productrices de maïs voulant réduire leur consommation en eau et en pesticides. Ils développent aussi une filière locale de luzerne semence.
C.L.
(*) ICHN : indemnités compensatoires de handicap naturels.
