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Sinistre

Incendie dans l'Aude : les viticulteurs attendent « un fonds d'urgence »

Dans l’Aude, où les incendies ont détruit plus de 16 000 ha, ce sont entre 1 000 et 1 500 hectares de vignes qui ont été rayés de la carte. « Soit par le feu, soit par des produits retardant, soit exposés pendant plusieurs jours à de la fumée », a précisé le premier vice-président de la FNSEA, Jérôme Despey, lui-même viticulteur dans l’Hérault. Pour compenser ces pertes de récolte, il demande au Gouvernement la mise en place d’un « fonds d’urgence » par le biais d’une « indemnité de solidarité nationale ».

Incendie dans l'Aude : les viticulteurs attendent « un fonds d'urgence »
©Facebook Christophe Barthès, député de l'Aude
Dans l’Aude, entre 1 000 et 1 500 hectares de vignes qui ont été rayés de la carte.

Les viticulteurs de l'Aude touchés par l'incendie géant espèrent « un fonds d'urgence » pour indemniser les pertes non couvertes par les assurances, affirme le premier vice-président de la FNSEA avant la venue de la ministre de l'Agriculture le 14 août.

« Les remontées de terrain font état de 1 000 à 1 500 ha fortement impactés (...), c'est-à-dire avec des pertes de fonds, des pertes de récolte, des vignes qui ont reçu du produit retardant, qui ont été exposées pendant plusieurs jours à de la fumée », a déclaré à l'AFP Jérôme Despey. « Les vignes détruites sont pour la plupart assurées. Les pertes liées à une non-conformité des vins à cause de la fumée ou du retardant, ça, les assurances ne prennent pas a priori », selon lui.

Les viticulteurs demandent un « fonds d'urgence », Jérôme Despey appelant la ministre à se « tourner vers l'indemnité de solidarité nationale (ISN) », un fonds prévu pour indemniser les agriculteurs non couverts par une assurance multirisques en cas de pertes liées à des aléas climatiques. Le syndicaliste a aussi évoqué « une enveloppe pour les prises en charge de cotisations sociales » et « un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti ». Il souhaite également que les viticulteurs puissent compléter leur production en achetant en dehors de leur exploitation des moûts ou des raisins « au-delà des 5 % autorisés lorsqu'il y a un aléa climatique » pour ne pas « perdre des parts de marché ».

 La rédaction