La FNPL alerte sur le prix du lait
À l’approche des négociations commerciales, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) tire la sonnette d’alarme face à la diffusion de rumeurs évoquant une prétendue surabondance laitière mondiale. Une stratégie de communication que le syndicat dénonce fermement, redoutant qu’elle serve de prétexte à une remise en cause du prix du lait et de la rémunération des producteurs.
Sans citer le mot de « fake news » ou « d’intoxication », la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) s’inquiète des rumeurs qui sont diffusées par « plusieurs entreprises » sur une « surabondance laitière ». Elles « laissent en effet déjà entendre que le lait ne pourra plus être rémunéré comme il l’a été, au prétexte que « l’offre et la demande mondiales dictent le prix », rapporte le communiqué de presse du syndicat laitier daté du 22 décembre.
À l’heure même où se déroulent les négociations commerciales, « c’est une technique de communication classique que nous dénonçons vivement », insiste la FNPL qui ne pense pas que les droits de douane chinois entrainent d’importantes pertes de marché » au point de dévaluer le prix du lait.
Son président, Yohann Barbe met en garde l’aval de la filière : « Si les laiteries venaient à dévisser sur la rémunération des producteurs, la filière ne s’en relèvera pas (…) Nous n’accepterons pas que les producteurs soient, une fois de plus, la variable d’ajustement des négociations commerciales », a-t-il déclaré.