Bovins/DNC : un tiers des bovins vaccinés dans la zone élargie des Pyrénées
La vaccination se poursuit à vive allure dans les départements pyrénéens.
Au 23 décembre, plus d’un tiers (33,9 %) des 750 000 bovins de la zone de vaccination élargie du Sud-Ouest ont été vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), apprend-on sur le site internet du ministère de l’Agriculture, mis à jour quotidiennement. En particulier, la campagne est achevée dans les Pyrénées-Orientales, en zone réglementée depuis octobre. Elle est aussi bien avancée en Ariège (66 %, sur un total de 72 000 bovins à vacciner), où elle a démarré plus tôt que dans les huit autres départements restants de la zone ; l’ensemble des animaux ariégeois doivent être vaccinés avant le 31 décembre, a promis le gouvernement.
La vaccination est aussi bien entamée dans deux autres départements en zones réglementées (comptant un foyer) : 54 % dans les Hautes-Pyrénées et 31 % en Haute-Garonne. L’Aude, dernier département à avoir déclaré un foyer, affiche un taux de de vaccination de 8,5 %. Dans les Pyrénées-Atlantiques (plus gros cheptel bovin de la zone avec presque 203 000 têtes), plus d’un quart des animaux sont vaccinés. Second département avec 121 000 têtes, le Tarn, inclus dans un deuxième temps, est à moins de 8 % d’animaux vaccinés. La campagne a commencé le 15 décembre, et le gouvernement compte l’achever en un mois.
Sur le plan sanitaire, la situation est inchangée et la France compte 114 foyers.
Pas d’évolution sur l’abattage, recherche « complémentaire » confiée au Cirad
Après deux réunions, la cellule de dialogue scientifique sur le protocole sanitaire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a rendu ses conclusions, indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 23 décembre. Verdict : « Concernant la stratégie de dépeuplement, les scientifiques considèrent qu’en l’état des connaissances et de la situation, le protocole ne peut être revu ».
Installée par Annie Genevard le 15 décembre, cette cellule a rassemblé des scientifiques et des représentants des éleveurs pour évaluer les propositions d’évolution formulées par la profession en Occitanie. Et ce alors que le principe d’abattage total des lots d’animaux infectés suscite une forte opposition de certains éleveurs et des syndicats minoritaires, à l’origine d’un mouvement de colère à l’échelle nationale.
« Comme le recommande la cellule », la ministre de l’Agriculture a demandé des recherches complémentaires au Cirad : il s’agit d’une « analyse de risques complémentaire sur le cas particulier d’une zone ayant atteint l’immunité vaccinale ». Le centre de recherche est appelé à constituer, « avec un consortium d’experts scientifiques d’institutions reconnues en matière de santé animale, une méthodologie et un calendrier de travail ». Une recherche qui semble donc s’inscrire dans le moyen ou le long terme.