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Aléas climatiques

La grêle n’a pas épargné certains secteurs

La grêle n’a pas épargné certains secteurs
©P.Berthet
À Barnave et Menglon, des vignobles ont aussi été touchés.

Deux épisodes grêleux ont frappé la Drôme jeudi 14 mai, en début et fin d’après-midi. Du côté des viticulteurs, des parcelles situées à Barnave et Menglon ont été touchées selon Patrick Berthet, président de la cave coopérative Jaillance. « Certaines parcelles ont été touchées à plus de 50 %. C’est bonne heure pour la saison, elle s’annonce encore longue avant la récolte. On s’attend généralement à la grêle quand c’est orageux et qu’il pleut… Là, il faisait froid donc c’est assez rare. On a pu échapper au gel mais cette grêle on ne s’y attendait pas. » À Loriol-sur-Drôme, l’exploitation arboricole de Marc Fauriel a été confrontée à deux épisodes de gel, l’un à 13 h 30 et le deuxième à 17 h. « Les pêchers n’étaient pas protégés, c’est la culture qui a le plus été touchée ainsi qu’une partie des abricotiers. Globalement, nous n’avions pas encore réalisé les éclaircies donc les dégâts restent limités à priori. L’épisode semble avoir suivi la rivière de la Drôme. Heureusement pour les arboriculteurs, beaucoup sont équipés de filets », témoigne le producteur qui espère la mise en œuvre de la procédure de dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour pertes de récoltes.

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D’autres communes ont été concernées par cet épisode grêleux dont Livron, Aouste-sur-Sye, Grane, Chabrillan et Montoison. Les coteaux du vignoble Brézème ont subi d’importants dégâts selon Charles Helfenbein. « J’estime avoir 50 % de perte. J’utilise du cuivre pour cicatriser et nous allons essayer d’être légers sur l’épamprage pour que la vigne se rétablisse. Le meilleur allié, c’est cette semaine de beau temps pour faire sécher les pieds. Depuis que c’est arrivé, tous les jours on voit des grappes flétrir. Normalement, l’épisode passe surtout au nord mais cette année il est passé au sud. Habituellement, ça vient de l’Eyrieux pas de la Drôme », déclare le viticulteur. La filière ail a elle aussi été impactée. « J’ai une partie des cultures annuelles et de l’ail qui a été touchée par-dessus les filets, l’ail a été couché. Tout ce qui n’est pas couvert, on a essayé de le faire cicatriser. Notre crainte, c’est que l’ail en fin de cycle a tendance à attraper le Stemphylium qui fait mûrir le produit très vite. Franchement, c’est dur. On met beaucoup de soin dans nos cultures et les aléas climatiques sont dévastateurs, témoigne Katia Sabatier-Jeune de Fruit’ail à Grane. Par contre, sur la partie arboriculture, sans filet ce n’est même plus la peine. On espère que l’État et la Région vont continuer à nous accompagner pour nous équiper. Quand nous avons mis plus de 300 heures d’éclaircissage sur l’abricot et qu’on risque autant de perte, ce n’est juste pas possible. »