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Vendre au bon prix, sans se brader

Économie / En circuits courts, vendre davantage ne suffit pas toujours à sécuriser une exploitation. Encore faut-il savoir si chaque vente rémunère réellement le produit, le temps de travail, la commercialisation et les charges engagées. À la chambre d’agriculture du Rhône, Axelle Verniol, conseillère en stratégie commerciale, accompagne les producteurs pour construire des tarifs cohérents, défendre leurs prix et reprendre la main sur la valeur de leur travail.

Par Rémi Morvan
Vendre au bon prix, sans se brader
Image générée par I.A.
En circuit court, le prix n’est pas seulement une affaire de calcul. Il engage une stratégie commerciale, une clientèle, un positionnement, une charge de travail et la capacité de l’agriculteur à vivre de sa production.

Dans les fermes, sur les marchés, en magasin de producteurs ou auprès de clients professionnels, la question revient sans cesse : à quel prix vendre ? Derrière cette interrogation simple en apparence, se cache souvent un vrai sujet de fond. Car en circuit court, le prix n’est pas seulement une affaire de calcul. Il engage une stratégie commerciale, une clientèle, un positionnement, une charge de travail et, surtout, la capacité de l’agriculteur à vivre de sa production. À la chambre d’agriculture du Rhône, Axelle Verniol connaît bien ces problématiques. Conseillère en stratégie commerciale au sein de l’équipe circuits de proximité et agritourisme, elle intervient auprès de producteurs qui cherchent à développer leurs débouchés ou à remettre à plat leurs pratiques commerciales. « Ils viennent me voir quand ils cherchent un circuit, quand ils ont perdu un marché, quand ils souhaitent développer leur vente de façon générale &raq...

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