Des recommandations pour prévenir les incendies agricoles
Prévention / Un incendie a eu lieu dimanche 14 juin à Allan, dans la Drôme, sur une parcelle agricole. Voici quelques recommandations pour prévenir les incendies agricoles.
Un engin agricole de récolte a pris feu et a occasionné en plus de l'incendie du champ à récolter, huit hectares de végétation calcinés. La gendarmerie de la Drôme met en garde sur les conséquences environnementales et financières qui peuvent découler suite à un sinistre dû au feu. Voici quelques consignes à respecter lors de l’utilisation d'engins agricoles, notamment en période de fortes chaleurs, et lorsqu'il y du vent.
Le contexte de l’incendie
L'incendie survenu à Allan a induit un fort ralentissement et même une coupure momentanée de la ligne grande vitesse passant à proximité, ce qui entraine un préjudice financier pour la SNCF qui peut se retourner à l'encontre de l'auteur, même involontaire, des faits. La fumée s'est même propagée sur l'autoroute A7 qui se trouve à proximité. Il est donc important lors de l’utilisation d'engins agricoles de prendre en compte l'environnement proche et tous les facteurs pouvant générer et accélérer la propagation d'un feu.
Chaque été, les épisodes de fortes chaleurs accentuent considérablement les risques d’incendie, en particulier dans le secteur agricole. En effet, moissonneuses-batteuses, faucheuses, stockage de fourrage sec, bâtiments en tôle… autant d’éléments qui, une fois combinés à la sécheresse et au vent, peuvent très rapidement transformer une simple étincelle en départ de feu majeur. Le milieu agricole est particulièrement vulnérable aux incendies, et ce pour plusieurs raisons. Les cultures sèches (blé, orge, foin) sont extrêmement inflammables et peuvent s’embraser en quelques secondes.
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Les bâtiments agricoles, souvent anciens ou mal ventilés, augmentent considérablement les risques de propagation, notamment en raison du manque de désenfumage ou de compartimentage efficace. Les exploitations étant souvent situées dans des zones isolées, l’intervention des secours peut être retardée, d’autant plus en cas de manque d’eau disponible ou d’absence de moyens de première intervention (extincteurs, citernes, etc.). Chaque année, ces facteurs réunis provoquent la destruction de centaines d’hectares, entraînant des pertes économiques majeures, menaçant les récoltes, les élevages, et parfois même la vie des exploitants agricoles.
Une organisation en trois étapes
Avant la moisson, la gendarmerie conseille de bien entretenir son matériel (circuits électriques, courroies, chaînes, graissage…), d’équiper chaque engin d’un extincteur à eau pulvérisée (minimum six litres) et d’anticiper les zones sensibles (voies de circulation, forêts, haies, bâtiments). Evitez de moissonner aux heures les plus chaudes, créez des bandes coupe-feu autour des grandes parcelles (quatre à cinq fois la largeur de la moissonneuse), nettoyez régulièrement les machines pour éviter l’accumulation de poussière chaude, réglez la barre de coupe et les palpeurs pour limiter les frottements et les étincelles et prévoyez un engin équipé d’une tonne à eau prêt à intervenir en cas d’incendie. En présence de vent, le feu se propage très rapidement. Sans se mettre en danger, appelez les secours (18 ou 112) avec la localisation précise, évacuez les machines et le personnel, laissez l’accès libre, tentez une extinction rapide avec extincteur ou tonne à eau, déchaumez autour du feu pour contenir sa propagation, mettez à disposition du matériel de prévention incendie et sécurisez les hangars agricoles. Les bâtiments agricoles, souvent exposés à des risques élevés d’incendie, nécessitent une attention particulière en matière d’aménagement. En effet, pour limiter la propagation du feu et protéger efficacement les équipements, les récoltes ainsi que les personnes, il est essentiel de mettre en place certaines bonnes pratiques (systèmes de désenfumage naturel ou mécanique, contrôle des installations électriques…).
Contacts utiles
De nombreuses structures se mobilisent aux côtés des agriculteurs. La FDSEA relaie des campagnes de sensibilisation et d’information sur les risques incendie. Les SDIS travaillent avec les Chambres d’agriculture pour mieux coordonner les interventions. Les collectivités territoriales peuvent proposer des aides à l’achat d’équipements de prévention.
Sur communiqué