Élargissement à l’Ukraine : les craintes de l’AGPM
Grandes cultures / Le 30 juin, lors d’une conférence de presse, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) s’est inquiétée des conséquences de l’intégration de l’Ukraine au sein de l’Union européenne. Sans régulation, ce géant agricole pourrait provoquer un choc systémique et mettre en péril non seulement la filière maïs, mais d’autres qui en dépendent.
«Éviter une intégration incontrôlée ». Telle est la position de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui s’inquiète des négociations officielles (bien) engagées entre l’Ukraine et l’Union européenne (UE). Si elle n’est pas strictement encadrée, cette adhésion pourrait provoquer un « choc économique majeur » pour la souveraineté agricole française, a rappelé Franck Laborde, président des maïsiculteurs. En effet, en vingt-cinq ans, l’Europe a perdu 2 millions d’hectares de maïs, devenant structurellement dépendante des importations au point d'être le premier importateur mondial. Bon an, mal an, l’UE importe entre 19 et 20 millions de tonnes de maïs. Autrement dit, 1 t sur 4 consommée dans l’UE est importée, dont la moitié provient déjà d’Ukraine qui pointe « à la quatrième place des exportateurs mondiaux de cette céréale. Derrière les États-Unis, le Brésil et l’Argentine », a ajouté Franck Laborde. Différentiel réglementaire Pour bien analyser le marché et dresser quelques perspectives, l’AGPM a fait appel au cabinet ORAE Géopolitique, dirigé par Olivier Antoine. Dans une étude dévoilée lors de la conférence de presse...
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