Chute du gouvernement Bayrou : la FNSEA et les JA veulent de la « stabilité ».
Comme attendu, les députés font tomber le gouvernement Bayrou le 8 septembre. Pour la FNSEA, l’instabilité politique « continue à fragiliser le monde agricole ».
Le 25 août, François Bayrou avait annoncé qu'il engagerait le 8 septembre la « responsabilité du gouvernement » devant l'Assemblée nationale, pour trancher la « question centrale » de « la maîtrise de nos finances » et valider le principe de son plan d'économies budgétaires, selon l’AFP.
Comme attendu, François Bayrou n’a pas obtenu la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre : seuls 194 députés ont voté pour l’actuel exécutif, tandis que 364 ont voté contre et 15 se sont abstenus. François Bayrou devient ainsi le premier chef de gouvernement de la Ve République à être renversé lors d'un vote de confiance.
D’après un communiqué de l’Élysée, Emmanuel Macron « recevra ce 9 septembre le Premier ministre François Bayrou pour accepter la démission de son gouvernement », avant de nommer un nouveau locataire de Matignon « dans les tout prochains jours ».
Dans le détail, la quasi-totalité des groupes macronistes, MoDem et Horizons ont voté pour la confiance. Seule exception, l'élue macroniste du Nord Violette Spillebout, qui s'est abstenue en raison de l'affaire Bétharram. Les députés Les Républicains, membres de la coalition gouvernementale, bénéficiaient d'une liberté de vote et se sont divisés : 27 ont voté pour la confiance, 13 contre, et 9 se sont abstenus. Les députés du Rassemblement national, leurs alliés ciottistes de l'UDR, les insoumis, les socialistes, les écologistes et le groupe des communistes et ultra-marins ont voté à l'unanimité contre.
La FNSEA et les JA veulent de la « stabilité »
Réagissant à la chute du gouvernement Bayrou, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a estimé sur le réseau social X que « la France a besoin de stabilité pour protéger sa souveraineté alimentaire ». L’instabilité politique « continue à fragiliser le monde agricole », explique le syndicat, alors que de nombreux dossiers agricoles ont été retardés ces derniers mois par les divers remaniements et la dissolution de l’Assemblée nationale.
Un « besoin de stabilité » également exprimé par le président des Jeunes agriculteurs Pierrick Horel (sur X), « en vue du budget 2026 qui doit répondre urgemment aux défis climatiques, économiques et démographiques de l’agriculture ».
De leur côté, la Coordination rurale et la Confédération paysanne n’avaient pas encore réagi publiquement à l’heure où ces lignes sont écrites. Quant à la Coopération agricole, elle appelle dans un communiqué Emmanuel Macron à « former, sans délai, un gouvernement de stabilité économique et d’intérêt général ». Ce nouvel exécutif devra être « capable de garantir un cadre budgétaire, fiscal et réglementaire sobre et cohérent, au moins pour les deux années à venir », espère l’organisation.