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À Terres d’émotions, l’auberge comme pilier économique

Série d’été / Levier économique sur les fermes, l’agritourisme peut prendre de nombreuses formes. Cet été, nous partons à la rencontre de quelques fermes-auberges implantées dans la Drôme. Pour ce deuxième épisode, direction Bourg-de-Péage et l’auberge Terres d’émotions.

Par M. Eymin
À Terres d’émotions, l’auberge comme pilier économique
©ME-AD26
« Ce que j'aime, c'est justement aller au bout du produit. De partir vraiment de la céréale, la farine qu'on transforme, du petit porc, pour arriver au bout à servir une assiette. Ça, je trouve que c'est ce qui est gratifiant », a témoigné Sylvia Pipit, au côté de sa salariée.

Planquée le long de la départementale 538, au niveau de Bourg-de-Pèage, la ferme-auberge Terres d’émotions a fait le pari de ne faire reposer son modèle économique que sur la restauration. L’ancrage géographique ne s’est pas fait par hasard puisque la ferme familiale, historiquement créée par le grand-père de Sylvia Pipit, est située de l’autre côté de la route. Avant de s’ancrer ici, les parents de Sylvia avaient des parcelles situées autour de Charpey. Si elle pouvait se reposer sur le savoir-faire familial pour se lancer en grandes cultures, élevage ou en arboriculture, elle a pourtant fait un tout autre choix. L’agricultrice s’est formée à la viticulture et a monté sa cave en 2009 à Suze-la-Rousse. Avec son frère et son père, elle a d’abord lancé une activité de traiteur. Dès 2012, la famille a monté sa ferme-auberge. « La création de l’auberge s&rsq...

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